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Catégorie : Humour

La personnalité du pamplemousse

Il n’y a pas si longtemps, pour des nécessités culinaires, j’ai été amené à décortiquer deux pamplemousses. Je m’attendais à effectuer deux opérations tout à fait identiques : qu’y a-t-il de plus semblable à un pamplemousse qu’un autre pamplemousse ? Si vous êtes de cet avis, l’expérience pourrait vous détromper comme je l’ai moi-même été. Le premier de mes interlocuteurs était plein d’une vitalité quasi débordante ; il se laissait manipuler avec une sorte de complaisance débonnaire et…

Un décret secrètement en préparation ? Des révélations à ce propos

Un vent favorable de source non autorisée a amené jusqu’à nous une information surprenante : les partis de la majorité fédérale, d’accord avec l’opposition, ont organisé dans l’ombre des groupes de travail qui, eux, n’ont pas chômé. Ils ont préparé le texte d’un décret – dont nous avons pu avoir la primeur – qui sera soumis sous peu aux votes des assemblées compétentes. Encore à la recherche d’un titre choc, les concepteurs ne s’en cachent plus :…

L’ « absinthéisme » en politique

Tout cela ne vaut pas, ô bouteille profonde Les baumes pénétrants que ta panse féconde Garde au coeur altéré du poète pieux. Tu lui verses l’espoir, la jeunesse et la vie Et l’orgueil, ce trésor de toute gueuserie Qui nous rend triomphants et semblables aux Dieux ! Le sonnet de Baudelaire que terminent ces vers est intitulé « Le vin du solitaire ». Le poète n’a pas hésité, en s’adressant ainsi à la bouteille profonde, à en…

Le fantôme de la rue du Commerce

Voici que déjà s’éloigne la période des soldes, où acheteuses et acheteurs, pas tous compulsifs, ont participé avec délectation à la célébration du « commerce philanthropique », celui qui comble de bienfaits le consommateur choyé. Mais il doit être clair pour tout le monde que le commerce, même en dehors des périodes de soldes, est, par nature, philanthropique : l’individu qui va acheter et qui achète doit ressentir, au plus profond, que l’individu qui vend lui veut un…

Qui parle par ma bouche ?

Quand il est monté en chaire de vérité, ce dimanche de juin, l’évêque ne se doutait de rien. En fait, jusque-là, il n’avait jamais douté de rien. C’était un homme de certitude, d’assurance. Tout était simple à ses yeux. Sa fidélité au magistère de l’Eglise en faisait un exécutant de très bon niveau. Il accueillait avec joie toutes les directives, tous les mots d’ordre, toutes les recommandations de sa hiérarchie, parce qu’il était un homme…