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Classé FX Articles

Le guêpier politique belge

Nous l’avons tous constaté avec stupeur : un virus microscopique a suffi pour dicter une fin, au moins provisoire, à une saga politique qui n’était pas piquée des hannetons. La crise sanitaire a relégué au second plan sa consœur politique. Mais la date anniversaire des dernières élections législatives ravive tout de même le cruel souvenir : le ver était bel et bien dans le fruit du nouveau gouvernement. Informateurs, « préformateurs » et autres intervenants sans titre précis se…

Le masque qui démasque

Depuis plus de deux mois et la fin des carnavals, c’est un peu la cavalcade des masques. Jusqu’ici le masque restait cantonné dans des activités particulières, festives ou médicales. Une pandémie l’a catapulté sur le devant de la scène. Puisqu’il est devenu un ingrédient privilégié du quotidien – dans tous les sens du terme –, tentons de l’interroger pour qu’il tombe le masque et montre son vrai visage. Prenons le temps de remonter le temps.…

Il suffisait peut-être…

Il suffisait peut-être de rester un peu plus chez soi. De ne pas courir aux quatre coins du monde pour un oui ou un non, « d’aventure en aventure, de train en train, de port en port ». Impossible de dire avec certitude ce que serait notre monde si la majorité d’entre nous avaient eu, comme Sénèque, la conviction que pour vivre mieux, « tu dois changer d’âme, non de climat ». Qui aurait pu prédire pareil scénario ? Inoffensif…

Doléances d’un pangolin chagrin

Je m’appelle Ugolin. Pangolin à courte queue, je vis dans une forêt de Hubei, pas très loin de la ville de Wuhan. Je prends la parole pour plaider la cause animale au tribunal unilatéral des humains. Les grands singes, la chauve-souris ont déjà connu ça. Maintenant, c’est nous, les pangolins, qui sommes la cible. Nos virus vireraient de bord pour coloniser l’être humain. C’est trop fort. On commence par nous chasser. On nous mange, chair…

Déconfiner sans déconfiture ?

Le correcteur orthographique souligne le mot « déconfiner ». Parce que le terme vient de s’inventer en même temps que la chose. Qui d’entre nous aurait pu imaginer il y a même pas trois mois que le « déconfinement » – et le correcteur souligne – serait la préoccupation majeure de ce mois d’avril 2020 dans bon nombre de pays sur tous les continents, jusqu’aux confins du monde habité ? La voilà, l’étymologie du déconfinement : les confins, nom…

Virage du virus

Le coronavirus En révèle un peu plus Sur la nature humaine, Ses libertés, ses chaînes. Car le chacun pour soi, Nouvelle triste loi, Soudain se pulvérise, Explose avec la crise. C’est le chacun chez soi Qui est de bon aloi, Apparent égoïsme Voulu par le séisme. « Prenez bien soin de vous », Entendons-nous partout. Le soin des autres assure Aux autres une armure. Le choix ? Ne l’as-t-on pas ? Si, puisque chaque pas Pour s’éloigner…

Internet : quand des parleurs sont pollueurs

Oui, osons le dire : il y a aujourd’hui des paroles qui polluent. Le sujet est risqué. Car le propos pourrait bien se retourner contre celui qui s’exprime. Tant pis, je m’y hasarde, en espérant me maintenir dans le camp des « antipollueurs ». L’idée première m’en est venue à la lecture d’une interview de l’acteur Alain Chabat. La question portait sur son usage des réseaux sociaux et son sentiment à leur égard. Il répond : « Je pourrais m’amuser…

Discriminatoire, le langage ?

Êtes-vous devenu, comme beaucoup de nos contemporains, hypersensible à la discrimination, dont les avatars prolifèrent à l’envi ? On ne compte plus ceux qui s’insurgent à juste titre contre tout « traitement inégal et défavorable appliqué à certaines personnes », mais d’aucuns veulent que la règle s’étende aux animaux, voire à tout vivant. Les chevaliers de l’égalité et du respect intégral ont milité pour que les manquements au principe sacro-saint soient considérés comme des délits et poursuivis comme…

Rire humanise. Bonne et hilare année à tous

« Mieulx est de ris que de larmes escripre,Pour ce que rire est le propre de l’homme. » Ce propos célèbre de Rabelais figure dans un Avis au lecteur qui préface son Gargantua en 1574. Il reformule ainsi une idée exprimée bien plus tôt par Aristote, qui, en étudiant le rôle du diaphragme, remarque qu’« aucun animal ne rit, sauf l’homme »[1]. S’ils ont raison, s’il est vrai que le rire est l’apanage de l’homme, on pourrait en tirer…

Nos mots disent qui nous sommes

Au premier degré, cette affirmation pourrait n’être rien de plus qu’une lapalissade. À qui d’entre nous échapperait-il, en effet, que le langage est un moyen privilégié – mais non le seul – de nous exprimer ?  C’est en passant par lui que nous partageons, si nous le voulons, nos pensées, nos opinions, nos désirs, nos projets… et tout ce qui nous constitue en tant que personnes. C’est grâce à lui que nous pouvons progresser dans l’entreprise…